Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 07:34

undefined Le monde entier connaît la situation de la République Centrafricaine, caractérisée par une extrême pauvreté, amplifiée par une désastreuse crise politico-militaire.

Pendant de longs mois, les dirigeants du pays n’ont pas voulu en prendre conscience. Ils ont dans un premier temps nié cette crise, l’ont ensuite minimisée pour la reconnaître officiellement non seulement tardivement, mais en choisissant malheureusement une mauvaise solution pour la combattre, ce qui n’a fait que l’aggraver.

Dans un pays responsable, la principale préoccupation du pouvoir en place, de l’opposition démocratique, de la société civile, de la rébellion armée devrait être une solution rapide à une telle crise car la nation qui leur appartient collectivement est à sauver par tous les moyens.

Bien que la voie indiquée, reconnue par la communauté nationale et internationale comme solution durable à cette crise soit le Dialogue Politique inclusif, nous traînons les pas à cause de petits calculs malsains au détriment de l’intérêt supérieur de la nation.

Nous offrons ainsi une image regrettable et irresponsable, comparable à celle des personnes devant secourir un enfant tombé dans un puits, mais qui, au lieu d’accorder d’abord toute la  priorité nécessaire au sauvetage de cette vie, perdent malheureusement un précieux temps à se disputer au bord du précipice, ce qui peut même lui être fatal.

La République Centrafricaine ne gagnera rien au Dialogue Politique  si chacun demeure avec un esprit de camp tout en rejetant sur l’autre la responsabilité de la situation générale et surtout en étouffant les véritables problèmes qui la minent et la bloquent continuellement.

C’est au contraire par la repentance sincère de chacun de nous, avec un cœur humble que nous sauverons notre pays.

En effet, à divers degrés et à des époques différentes, nous avons tous failli à notre obligation patriotique ; depuis les dirigeants politiques jusqu’à la population en passant par les partis politiques, les cadres, les intellectuels, les fonctionnaires, les forces de défense et de sécurité, la jeunesse, l’église.

Sous les différents régimes politiques qui se sont succédés à la tête de notre pays, nous avons totalement manqué de civisme, d’amour pour notre nation, pour nos compatriotes,  oubliant généralement que quelles que soient les hautes fonctions occupées au sein de la structure étatique en commençant par le sommet, nous ne sommes que de simples serviteurs du peuple.

Nous avons tous créé un environnement désastreux, se traduisant par une mentalité qui bloque individuellement et collectivement l’émancipation nationale dans tous les domaines.

Bien qu’ayant nous-mêmes des enfants, nous avons non seulement refusé de porter nos regards vers l’avenir pour le préparer, mais l’hypothéquons dangereusement.

Nous ne tirons par ailleurs aucune leçon du passé, ce qui crée naturellement des évènements à répétition avec une ampleur dangereuse, destructrice et exponentielle jusqu’à ce jour.

Un petit regard rétrospectif et un minimum de discernement  nous auraient permis de constater que plus nous nous conduisons mal, plus la dérive se généralise sur le plan moral et plus Dieu nous adresse par étape des avertissements.

-  PROCES BOKASSA : PREMIER AVERTISSEMENT DE DIEU

Nous n’avons pas compris le grand amour de Dieu qui nous a adressé un premier avertissement par le procès BOKASSA.

Nous n’avons tiré aucune leçon de ce procès qui était également celui de notre propre mentalité et de la désastreuse société que nous avons créée durant une époque donnée de l’histoire de notre pays.

Parce que nous n’avons pas pris en compte cet avertissement, et alors que nous avons pendant longtemps vécu en paix, et même avec le qualificatif significatif de « SUISSE AFRICAINE », Dieu a manifesté sa colère par des signes très clairs se traduisant par des évènements tels :

-         Première mutinerie ;

-         Deuxième mutinerie plus violente que la première ;

-         Troisième mutinerie plus sanglante que la deuxième ;

-         Tentative de Coup d’Etat du 28 mai 2001 plus dramatique que la troisième mutinerie ;

- Coup d’Etat du 15 mars 2003 accompagné de divers affrontements ayant occasionné davantage de la désolation par de très importantes pertes en vies humaines, le déplacement d’un nombre plus élevé de réfugiés à l’extérieur, de viols massifs, d’incalculables destructions et pillages de biens appartenant aussi bien à l’Etat qu’aux particuliers.

- DIALOGUE NATIONAL 2003 : DEUXIEME AVERTISSEMENT DE DIEU

 

Le deuxième avertissement de Dieu s’est ensuite manifesté par le Dialogue National de 2003 au cours duquel nous avons non seulement fait l’autopsie de notre pays depuis son indépendance, mais dégagé des solutions sous forme de recommandations avec l’engagement solennel de les appliquer.

Nous avons  par ailleurs demandé pardon à la nation, à nos compatriotes et pris surtout l’engagement de nous réconcilier, de tout faire afin  que le sombre passé ne revienne plus d’une manière ou d’une autre.

Parce que nous n’avons pas respecté nos engagements par l’application de  ces recommandations pour préserver, consolider la paix, la réconciliation nationale par les moyens mis à notre disposition par le Dialogue National, la situation que le pays connaît aujourd’hui dépasse de loin tous les évènements cités ci-dessus par l’ampleur de ses conséquences dont la description est très pénible.

- DIALOGIE POLITIQUE : DERNIER AVERTISSEMENT DE DIEU.

Le troisième avertissement, certainement le dernier que Dieu nous adresse est le Dialogue Politique Inclusif.

En passant en revue nos comportements et les évènements qui se produisent dans le pays avec une courbe exponentielle, nous devrions à un moment donné nous tourner réellement vers Dieu, réfléchir véritablement et profondément avec un cœur humble sur la marche de la République Centrafricaine et nos responsabilités tant individuelles que collectives dans sa conduite.

Même les Etats-Unis d’Amérique, nation la plus puissante au monde, l’ont fait à un moment de leur histoire.

En effet, en mars 1863, à la suite d’une affreuse guerre civile qui dévastait ce pays, l’ayant rendu divisé et souffrant, les Américains ont avoué que tout ce qui leur arrivait était dû à leur désobéissance à Dieu. Ils ont pour cela humblement reconnu avoir été les récipients de libéralités du ciel, que la main de grâce de Dieu les a gardés dans la paix, qu’ils ont prospéré en nombre, en richesse, en puissance comme aucune autre nation, mais qu’ils ont oublié Dieu, ayant imaginé dans leur vanité et la fausseté de leurs cœurs que ces bénédictions venaient de quelque sagesse et vertu supérieure propres à eux.

Lorsque les dirigeants américains ont reconnu de la sorte avec dévotion la toute puissance de Dieu sur les affaires des hommes et des nations, leur dépendance envers la toute puissance de Dieu, l’impérieuse nécessité de confesser leurs péchés, leurs transgressions avec un chagrin humble, l’assurance que la véritable repentance  amène la miséricorde ainsi que le pardon et surtout la sublime vérité annoncée dans les Ecritures Saintes et prouvée par toute l’histoire, que seules les nations dont l’Eternel est le Dieu sont bénies, leur humiliation a produit ce que ce pays est devenu par la suite.

L’analogie n’est peut-être pas parfaite avec la situation des Etats Unis d’Amérique en 1863, parce que la République Centrafricaine est une nation laïque, mais le dénominateur commun dans les deux cas est la désobéissance à Dieu, à laquelle s’ajoutent en ce qui nous concerne,l’abominable illusion de compter sur des  pratiques occultes, des sectes, le non respect de la vie humaine, l’absence de justice sociale, le très rapide enrichissement illicite rendant nos poches plus garnies que la caisse du trésor public, la division organisée, le pacte avec Satan au détriment de la nation et l’ignorance de Dieu dont le nom n’est cité dans certaines circonstances que pour tromper.

SI NOUS NE NOUS RESSAISISSONS PAS A L’OCCASION DU PRESENT DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF, NOUS PORTERONS UNE TRES LOURDE RESPONSABILITE NON SEULEMENT VIS-A-VIS DE LA NATION, DE L’HISTOIRE, MAIS SURTOUT DE DIEU, PARCE QUE NOUS AURIONS PREFERE LE DELUGE POUR MIEUX COMPRENDRE SA COLERE ET SON CHÂTIMENT.

                                   BANGUI LE 28 NOVEMBRE 2007

                                   Emmanuel Olivier GABIRAULT

Par OLIVIER GABIRAULT - Publié dans : OLIVIER-GABIRAULT - Ecrire un commentaire - Recommander
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