"L'armée ne se battra pas contre les Zimbabwéens parce qu'elle est là pour les défendre", a affirmé le ministre, cité dimanche dans l'hebdomadaire d'Etat Sunday Mail.
"Mais elle combattra toute tentative d'invasion qui viserait à revenir sur les gains de notre indépendance. Cependant, je ne crois pas que cela puisse se produire", a-t-il poursuivi.
"Les soldats sont dans leurs casernes, là où ils doivent être. Le pays n'a pas besoin qu'ils soient en service complet puisque l'environnement reste très paisible", a-t-il poursuivi.
"Je crois que tout le monde dans le pays est au courant qu'il n'y a pas de junte militaire, même les ambassadeurs occidentaux peuvent en témoigner", a ajouté le ministre.
Depuis les élections générales du 29 mars et dans l'attente interminable de la publication des résultats de la présidentielle, pouvoir et opposition se sont accusés mutuellement de vouloir déstabiliser le pays.
Le chef de l'opposition Morgan Tsvangirai a accusé le président Robert Mugabe de perpétrer "un coup d'Etat militaire de facto", en déployant des troupes à travers le pays afin d'"intimider la population" avant un éventuel second tour de la présidentielle.
"Ils ont déployé des forces militaires à travers tout le pays pour préparer un scrutin et intimider la population. C'est une tentative de créer les conditions pour une victoire de Mugabe", a-t-il déclaré lors d'une interview mercredi avec le magazine Time.

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