Enseignant à l’université de Yaoundé II et directeur du Centre d’études stratégiques pour la promotion de la paix et du développement (Caped), ce politologue dégage les enjeux sécuritaires de la visite de François Bozize au Cameroun. Dans quelle mesure les enjeux sécuritaires peuvent-ils justifier la visite au Cameroun de François Bozize? Le dialogue politique centrafricain n’ayant pas apporté la paix escomptée, la RCA connaît encore une situation sécuritaire très fragile. Il y a seulement quelques jours, une faction armée hostile au pouvoir a pris le contrôle d’une ville pendant plusieurs heures. La position équilibrée de Yaoundé dans les conflits armés à répétition en RCA vaut, depuis quelque temps déjà, au Cameroun de commander la force internationale chargée de ramener la paix entre Centrafricains. La RCA est un pays continental, pratiquement tous ses échanges économiques avec l’extérieur se font à partir du port de Douala. En clair, l’économie de ce pays est dépendante du port de Douala. Ces échanges entre le Cameroun et la RCA sont régulièrement entravés par les activités des coupeurs de route qui sèment la terreur aux alentours des frontières entre les deux pays. A partir de ces deux éléments, il est probable que, outre les questions économiques relatives à la situation de la Beac et d’autres, les questions sécuritaires aient motivé la visite du président centrafricain. Le président centrafricain arrive à Yaoundé quelques semaines seulement après son homologue […]
Les rebelles, Omar el-Béchir, l’argent du pétrole, l’affaire Habré, les relations avec la France... Le président tchadien se montre particulièrement incisif. En véritable chef de guerre, volontiers provocateur, l’homme qui a connu l’épreuve du feu sait mieux que quiconque attaquer pour se défendre. Idriss Déby Itno est visiblement requinqué par sa victoire contre les rebelles qui ont mené le 4 mai, à partir du Soudan, une énième attaque. Le général, qui règne sur le Tchad depuis février 1990, a aujourd’hui les traits apaisés et la réplique abondante. Le contexte n’y est sans doute pas pour rien. Le péril, en février 2008, lorsque les insurgés sont arrivés aux portes du palais, semble aujourd’hui écarté. Déby Itno ne s’en cache pas : il a fait le choix de consacrer une partie de l’argent du pétrole à l’acquisition d’armes pour enrayer ce qu’il considère comme un danger majeur pour son pays. Mais sans oublier de tenter de satisfaire une population dont le mécontentement pourrait être son pire ennemi de l’intérieur s’il arrive à anéantir cette menace venue de l’extérieur. En plus d’une augmentation des salaires de 12 % entre 2008 et 2009, il a créé une commission chargée de surveiller la cherté de la vie et de proposer les aides à accorder pour l’atténuer. Les Tchadiens peinent en effet à voir les retombées de l’argent du pétrole dans leur assiette de « pâte à la sauce gombo ». Leur cadre de vie change toutefois à vue d’œil. N’Djamena, la capitale, est devenue un vaste […]
La communauté internationale célèbre le 17 juillet la journée internationale de la Justice Internationale. En Côte d’Ivoire, la Coalition Ivoirienne pour la Cour Pénale Internationale [CI-CPI] a décidé d’organiser un colloque international sur la CPI [17 et 18 juillet] pour marquer cette journée mémorable. Dans cet entretien, le Président du MIDH, Me Drissa Traoré, par ailleurs, Président du comité scientifique de ce colloque, nous en donne ici les grands axes. Pourquoi un colloque à Abidjan sur la justice internationale? Merci de nous permettre de donner des informations sur le colloque sur la Justice internationale qui sera organisé du 17 et 18 juillet 2009 à Abidjan. Il faut dire que ce colloque est organisé par la Coalition Ivoirienne pour la Cour Pénale Internationale (CI-CPI) en collaboration avec la division des Droits de l’Homme de l’ONUCI. Pour en revenir à question, il faut dire que la Côte d’Ivoire est un Etat en sortie de crise. Et pendant la crise, il y a eu beaucoup de violation de Droits Humains. Par ailleurs, les questions liées aux procédures de Hussein HABRE, Jean Pierre BEMBA, du Président EL Béchir ont relancé le débat sur la Justice internationale. En œuvrant donc pour la ratification du Statut de Rome portant création de la Cour Pénale Internationale (CPI), en tant qu’une Coalition, il nous a donc paru opportun de mener une réflexion avec les experts nationaux et internationaux, la société civile et les acteurs étatiques sur justice internationale. […]
Comment vous portez-vous et comment se déroule votre carrière dans le secteur privé ? Je vais très bien. Ma carrière au sein du groupe AREVA se déroule aussi très bien. Le groupe AREVA est depuis quelque temps au centre d’un certain nombre de polémiques : tantôt c’est le Président Tandja du Niger qui vous accuse de soutenir les rebelles du MNJ, tantôt c’est le président Bozizé de Centrafrique qui vous accuse d’avoir pris illégalement possession de ses gisements d’uranium. Qu’est-ce qui se passe ? • Dans les accords qui nous lient au Niger, nos installations minières sont protégées par les forces de sécurité. Cette protection donne lieu à un versement mensuel de perdiems. Ces perdiems étaient gérés par un officier, le capitaine AJITAR, qui commandait l’escadron basé sur le lieu de nos installations. Brusquement, cet officier a choisi de rejoindre la rébellion, avec bien entendu le reliquat des sommes qui lui étaient régulièrement versées. C’est ça l’histoire. Le montant total des perdiems que nous avons versés se situent entre 75 et 80 millions de francs CFA, sur une période d’environ un an. J’imagine qu’au fur et à mesure que ces versements étaient faits, les soldats étaient payés. Combien restait –il sur le compte au moment de son départ ? Je n’en sais rien. Je ne suis pas expert en rébellion, mais je suis sûr qu’on ne monte pas une rébellion avec 80 millions de francs CFA ! J’ai eu maintes fois l’occasion de présenter notre version des faits. Nous n’avons aucun […]
De passage à Paris, où il a assisté au Ve Forum mondial du développement durable, sur le chemin du sommet euro-africain de Lisbonne, le président congolais a répondu aux questions de Jeune Afrique. L’entretien a été réalisé le 5 décembre, à l’hôtel Meurice. Jeune Afrique : Faut-il défendre Robert Mugabe ? Denis Sassou Nguesso : Tous les chefs d’État d’Afrique et d’Europe ont été invités au sommet de Lisbonne, dont Robert Mugabe. Pour le reste, la polémique le concernant est regrettable. Je connais Mugabe. Il ne fallait pas aller le chercher, comme on dit. Que pensez-vous des tests ADN pour les candidats au regroupement familial ? À titre personnel, je suis contre. Les enfants de mes parents décédés sont sous ma protection et je m’en sens autant responsable, si ce n’est plus, que des miens. J’ai expliqué cela au ministre français Brice Hortefeux, qui est venu me voir à Brazzaville, et je suis heureux de constater qu’il m’a compris. L’accord qu’il a conclu avec le Congo ne contient aucune disposition sur les tests ADN. Où en est votre contentieux avec les fonds vautours ? On négocie. Mais une chose est sûre : nous ne paierons jamais ce qu’ils exigent. L’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad vous a-t-elle choqué ? Elle m’a révulsé. Cela illustre les dérives d’ONG qui n’ont d’autre légitimité que celle qu’elles s’octroient. Rama Yade, la secrétaire d’État française aux Droits de l’homme, se dit désormais disposée à vous rencontrer pour parler… des droits de l’homme au Congo… […]
Bertrand KEMBA : «… l'attention portée sur notre pays par la communauté internationale dans une situation post conflit devrait nous amener outre des projets présenter pour soutenir l'économie, mais aussi valoriser l'image du pays' Interrogé à Bruxelles en marge de la table ronde des autorités centrafricaines avec les bailleurs de fonds, et ce quelques semaines avant l'édition du Guide des affaires et opportunités d'investissements en Centrafrique, Bertrand KEMBA nous parle de son projet et nous livre sa vision d'une République Centrafricaine moderne et prospère, non sans évoquer d'autres sujets d'actualité. Retrouvez l'interview. Qui est Bertrand KEMBA ? Je suis avant tout un compatriote centrafricain. Je suis expert comptable, je réside en France depuis de nombreuses années. Comment vous est venue l'idée d'éditer un Guide des affaires sur la Centrafrique ? C'est pour combler le vide dans ce domaine. Vous savez comme moi que, aussi bien les opérateurs étrangers que nationaux ignorent les textes qui régissent le fonctionnement de l'économie de notre pays, que ce soit au niveau social, au niveau fiscal ou dans divers domaines. Certes, je me suis inspiré des modèles que j'ai vus lors de mes voyages dans divers pays mais en les adaptant à notre particularité. Prenez un exemple simple, en France vous avez des documents qui traitent des domaines bien précis. Par exemple le Code général des impôts, le Code du travail, le droit des affaires pour ne citer que ceux là; mais pas […]
« Nicolas Sarkozy est allé au Tchad parce que l’Arche de Zoé plombait sa propre opération militaro humanitaire » explique Antoine Glaser, directeur de la rédaction de la lettre du Continent, qui révèle sur son site l'existence d'un courrier du secrétariat d'Etat aux droits de l'homme à Rachida Dati dénonçant « l'illégalité de l'opération de l'arche de Zoé». Ce courrier est en ligne sur Africa intelligence. Antoine Glaser dirige la Lettre du continent - l'une des publications du groupe Indigo, éditeur d'Intelligence online et de la Lettre A et il est, entre autres, l'auteur de Ces messieurs AfriqueComment la France a perdu l'Afrique (en 2003) avec Stephen Smith. (1992 et 1997) et Vous venez de révéler à vos abonnés que le ministère français de la justice a effectivement été alerté, début août de l’illégalité, et de l’imminence de l’opération l’arche de Zoé. Vous en avez une preuve? C’est une lettre de Brigitte Collet [directrice de cabinet de Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme] qui s’adresse au directeur de cabinet de Rachida Dati en lui expliquant, en deux paragraphes extrêmement précis, qu’il va y avoir de trois cent à mille enfants qui vont être sortis illégalement du Tchad. C’est étonnant qu’à la suite de cette lettre il n’y ait eu aucune intervention. Bien sûr, les autorités tchadiennes sont maîtres de décider quelles sont les ONG qui doivent opérer ou pas chez elles. C’est étonnant qu’en France, il n’y ait pas eu de suites judiciaires. […]
« Quelle place échoit à la femme et à l’homme noirs dans la société française contemporaine ? Quel regard portent sur eux les membres des autres communautés nationales ? Comment s’y prennent-ils pour exister dans un environnement politique, social et économique défavorable, voire hostile ? » Telles sont les questions que Jean-Baptiste Onana, enseignant universitaire en géopolitique d’origine camerounaise, traite dans son essai « Sois Nègre et tais-toi ! » paru aux Editions du Temps. Présentation de l’auteur Juriste de formation, docteur en aménagement du territoire et maître de conférences en géopolitique, Jean-Baptiste Onana est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur des thématiques aussi variées que l’immigration, la discrimination positive, les relations raciales en Afrique du Sud, les minorités ethniques dans la société israélienne, la géopolitique du sport, les politiques du logement social et plus généralement celles de l’aménagement urbain. On lui doit également le documentaire « Carnet d’un urbanisme », diffusé sur France 3, dans lequel il donne sa vision de l’évolution des banlieues sud-africaines post-apartheid. Jean-Baptiste Onana fait un triste constat : il y a comme une hiérarchie des races qui place le Noir au plus bas de l’échelle. « c’est certainement la créature la plus discriminée et la plus honnie de l’espèce humaine », déclare-t-il, dans son dernier ouvrage Sois nègre et tais-toi !, paru au printemps dernier. Et comment le nier, lorsque […]
ADOPTION. Une journaliste française publie l'histoire vraie d'une fille volée à ses parents. Une affaire qui rappelle le scandale de L'Arche de Zoé. Céline Giraud, Française d'origine péruvienne, a été adoptée par des parents français à l'âge de 16 jours. Jusqu'à 24 ans, elle a cru que ses parents biologiques l'avaient abandonnée, faute de moyens pour l'élever. Mais en retrouvant sa famille d'origine au Pérou en 2004, elle découvre aussi un terrible secret: tout comme 25 autres enfants péruviens, adoptés en France, en Suisse et en Hollande au début des années 80, Céline Giraud a été volée à ses parents. C'est cette histoire que raconte la journaliste française Emilie Trevert dans son livre.* L'association qui a permis ces adoptions en France était un organisme autorisé pour l'adoption (OAA) agréé par l'Etat, contrairement à L'Arche de Zoé. Pourtant, au Pérou, l'intermédiaire local de cet OAA, Rayon de Soleil, n'avait aucune reconnaissance officielle et encore moins d'autorisation pour adopter. Le Temps: Quelles réflexions vous inspire l'affaire de L'Arche de Zoé au Tchad? Emilie Trevert: C'est malheureusement souvent dans des pays en guerre ou instables que des dérives de ce genre se produisent. Quand l'anarchie règne, il est plus facile de faire venir des enfants ou d'adopter, en faisant jouer l'urgence de la situation. Les ONG et associations partent toutes d'un bon sentiment, comme les croyances religieuses ou le côté «fardeau de l'homme blanc». Elles ont […]
La chanteuse Angélique Kidjo revient d’un camp de déplacés dans l’est du Tchad les 3 et 4 septembre, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo a passé deux jours dans l’est du Tchad, dans les camps de réfugiés du Darfour. Ulcérée par l’attitude des dirigeants africains, l’artiste a cosigné une lettre de 26 femmes célèbres, dont Mary Robinson, l’ex-présidente irlandaise, appelant au «cessez-le-feu immédiat» à l’occasion, hier, de la quatrième journée internationale de sensibilisation au conflit du Darfour qui, depuis février 2003, a causé la mort de plus de 200 000 personnes. Vous avez passé deux jours dans des camps de déplacés de l’est du Tchad. Qu’avez- vous découvert là-bas ? On avait d’abord décidé d’aller au Darfour mais finalement, je suis contente qu’on n’ait pas pu y aller parce que le conflit est en train de s’étendre au Tchad. Il est déjà à la frontière de la République centrafricaine et devient régional. Je savais que cela allait être très difficile psychologiquement, mais ce fut au-delà de ce que j’imaginais. J’ai rencontré une mère violée après que son bébé de 40 jours qu’elle était en train d’allaiter a été décapité par les janjawids. A son retour, son mari lui a dit: «Tu aurais dû te faire tuer plutôt que revenir.» Si cela arrivait à une seule femme européenne, ce serait le tollé général. Là-bas, cela arrive tous les jours. Que pensez-vous de l’attitude de l’Union africaine (UA) au Darfour ? L’Union africaine ne fait rien et doit se remettre en question. […]
Journaliste de profession, Robin Schuffield est le réalisateur du film « Sankara, l’homme intègre » Bendré : Vous n’avez pas connu le président Thomas Sankara de son vivant. Vous n’êtes pas non plus officiellement membre d’une association « sankariste ». Qui se cache derrière le réalisateur de « Sankara, l’homme intègre » ? Robin Shuffield (R.S) : Je suis réalisateur et journaliste mais surtout réalisateur. Je suis ici en tant que réalisateur. Je suis sorti d’une école de cinéma. J’ai travaillé dans la fiction au début et puis aussi dans le schéma institutionnel et la publicité. Mais aussi et surtout ce que j’aime, le documentaire. Le film sur Sankara est le troisième documentaire que j’ai fait en Afrique. Ce sera mon quatrième pour l’ensemble. Je suis devenu journaliste à un moment donné parce que je vivais en Côte d’Ivoire où je travaillais dans la publicité, dans la fiction aussi en tant que scénariste et quand la guerre a éclaté en 2002, ça faisait trois ans que j’étais dans ce pays, on m’a proposé de travailler en News. Je suis en même temps réalisateur, cameraman, je fais du montage et plein de choses ; c’est important pour un réalisateur de connaître tous les métiers liés à sa fonction, je trouve. Un réalisateur, c’est comme un journaliste ; le point commun c’est qu’ils sont des communicateurs. Mes documentaires africains se sont des films qui parlent des solutions africaines aux problèmes africains. Ce sont des films qui sont assez différents les uns des autres. […]
Aujourd’hui une nouvelle ère s’ouvre en République centrafricaine où le président François Bozizé, au pouvoir depuis mars 2003, est décidé de libérer son pays du joug de l’injustice et de l’inégalité sociale avec comme maitre-mot ‘‘le dialogue, la paix et le travail’’. Cette trilogie constitue sa philosophie de ‘‘Kwa na Kwa’’ (le travail rien que le travail). Dans une rencontre avec le club de la presse internationale, le numéro un centrafricain, que nous avons rencontré dans son palais présidentiel à Bangui, s’est exprimé sur plusieurs dossiers, notamment la paix et la concorde nationale, la politique et la démocratie, la relance économique, la sécurité, les droits de l’homme, et le Tribunal pénal international. Né le 14 octobre 1946 à Libreville au Gabon, le Général François Bozizé a suivi son cursus d’officier militaire à l’Académie militaire Jean Bedel Bokassa, où il en sort sous-lieutenant en 1969. Depuis, il a collaboré avec tous les régimes qui se sont succédés en Centrafrique depuis Bokassa jusqu’à André Kolingba. Décidé à se lancer dans la conquête du pouvoir pour sauver ses compatriotes, il sera conduit, le 15 mars 2003, à la tête de l’Etat. Le révélateur : Monsieur le Président, le 11 juin dernier, vous avez célébré le deuxième anniversaire de votre investiture comme président démocratiquement élu. Peut-on parler de vrai changement opéré depuis dans votre pays ? François Bozizé : Oui et non dans la mesure où tout ce qui a été cité comme méfaits sont à la […]
Au lendemain de la célébration du deuxième anniversaire de son investiture à la magistrature suprême, le chef de l’Etat centrafricain a accepté de s’entretenir avec l’envoyé spécial de Le Messager à Bangui auquel s’est joint Francis Sallah Ngoua Beau, un confrère gabonais, directeur général de la chaîne de télévision TV+ Gabon. L’entretien s’est déroulé en matinée du 12 juin 2007, au salon des ambassadeurs. Loin s’en faut. C’est un François Bozize très en forme qui nous accueille au palais présidentiel dès 8h30. Pour un entretien vérité. “ Le président soudanais a la solution du Darfour entre les mains ” Monsieur le président de la République merci de nous recevoir ici dans votre palais. La république centrafricaine vient de célébrer avec faste le deuxième anniversaire de votre arrivée à la tête du pays. Dites nous si c’était à refaire est ce que vous le referiez ? (Après réflexion). Je vous remercie d’être venu jusqu’à moi. Notre pays a connu des moments très difficiles. Je me trouvais en exil au Tchad et ailleurs. Et de là, les échos de mon pays bien aimé, la République Centrafricaine m’étaient insoutenables. Nous avons donc décidé de prendre nos responsabilités. Nous l’avons fait en tout en pensant au peuple centrafricain. Nous l’avons fait pour le bien du peuple centrafricain. Pour qu’il retrouve le bonheur et la joie de vivre. Voilà pourquoi nous avons agi. La situation était insoutenable pour notre peuple. Et maintenant vous me demandez si c’était à refaire est ce […]
Maître Francis Dako (*) Coordonnateur du Bureau Francophone Afrique de la Coalition pour la Cour pénale internationale 1. Pouvez vous présenter la Coalition pour la Cour pénale internationale? La Coalition pour la C P I est un réseau mondial de plus de 2.000 ONG de toutes les régions du monde travaillant depuis 1995 en faveur d'une CPI efficace, juste et indépendante. Son secrétariat international est actuellement basé à New York (USA) et à la Haye (Pays-Bas). En Afrique, nous avons deux points focaux, l'un couvre l'Afrique anglophone et l'autre concerne l'Afrique francophone. Dans chaque pays, nous essayons d'organiser les groupes de la société civile dans un creuset organisationnel qui prend la dénomination de Coalition nationale avec une autonomie financière et organisationnelle. La RDC dispose d'une seule Coalition dénommée Coalition Nationale pour la CPI, CN- CPI en sigle, que coordonne M. Christian Hemedi. 2. eut-on savoir l'objet de votre mission en RDC ? Je suis porteur d'un message de la Coalition pour la Cour pénale Internationale aux autorités congolaises relative à certaines préoccupations touchant a l'effectivité de la CPI en RDC. Il s'agit de plaider d'une part, pour une adaptation de la loi de mise en oeuvre du Statut de Rome en RDC et d'autre part pour le dépôt des instruments de ratification de l'Accord sur les privilèges et immunités de la Cour. La RDC est partie prenante au Statut de Rome de la CPI pour avoir ratifié ce traité le 11 avril 2002. Or, le […]
Après le Président Bédié, le président Ouattara, le Président Bongo s'est aussi exprimé sur RFI. Le président gabonais s'est prononcé sur les critiques que la gauche fait sur les relations entre la France et l'Afrique. Quelle est votre réaction après l'élection de Nicolas Sarkozy en France ? Les Français ont fait leur choix. Il a été élu alors, je ne peux être que content comme les Français, puisque j'ai connu celui qui a été élu. C'est une bonne chose. Depuis combien de temps vous vous connaissez ? Je le connais, il n'était même pas encore au gouvernement, quand Chirac était encore à la mairie, dans les années 80 et quelque. Qui vous l'a présenté ? Mais, Chirac évidemment. On s'est rencontré chez Chirac. Quelle impression vous a fait Nicolas Sarkozy la première fois que vous l'avez vu ? Il m'a fait l'impression d'un garçon qui sait ce qu'il veut et qui sait où il va. C'est la détermination et qui a son franc parler, et même durant sa traversée de désert, on a été toujours en de bons termes. On se souvient qu'il y a quelques années, vous nous aviez dit que Nicolas Sarkozy était allé très loin dans sa prise de distance avec Jacques Chirac. Il est allé très loin, mais je le lui ai dit. Le Président Chirac savait que je voyais Nicolas tout le temps et je lui disais ce qui n'allait pas. A l'époque où ils étaient en très mauvais termes Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, est-ce que vous avez joué un rôle ? Je n'ai pas besoin de vous dire tout ça. Il y a des secrets qui […]
"Au peuple des nations pauvres,nous nous engageons à vous aider,pour que vos fermes prospèrent et que des eaux propres coulent,pour que les hommes qui ont faim
soient nourris et que les esprits affamés soient éduqués."
"...et à tous les autres peuples et tous les autres gouvernements,dans toutes ls grandes capitales,dans tous les petits villages,comme celui où mon père
est né,sachez que l'Amérique est l'amie de toutes les nations et de chaque homme femme et enfant qui recherche la paix et la dignité ..."
<< Extrait discours d'investiture du 44ème Président des Etats Unis - Washington , 20 Janvier 2009 - Barack OBAMA >>
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